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" Si toutes les valeurs sont d’égales valeurs, alors le cannibalisme n’est qu’une affaire de goût ".
Claude Lévi-Strauss.


Une religion, qu’est-ce d’autre qu’une doctrine qui explique quelque chose que l’on ne comprend pas (l’existence de l’univers, de la vie, de la pensée…) par quelque chose que l’on comprend encore moins (Dieu)? (André Comte-Sponville)

"Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux sheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies."M.K.



Article 35 de la loi de 1905 : « Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile. »


Un des droits fondamentaux sanctionnés par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, c’est la résistance à l’oppression. Si l’islam est une idéologie politique qui vise à instaurer la Charia en France, comme il l’a fait ailleurs, l’islamophobie n’est que l’usage légitime de ce droit fondamental, et heureusement, beaucoup de Français ne sont pas prêts à y renoncer.

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Accueil du site > Numéro 71 > RIPOSTE LAIQUE > Le PMF manifeste contre la France

RIPOSTE LAIQUE

lundi 12 janvier 2009, par Maurice Vidal

 Le PMF manifeste contre la France

Cinq ans après la loi du 15 mars 2004 stipulant que « dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit », le Parti des Musulmans de France appelle à manifester, le 17 janvier prochain, à Paris, Place de la République, pour abolir cette loi, qu’il juge « liberticide ».

Pourquoi la juge-t-il « liberticide » ? Parce qu’elle est « contre le port du voile », c’est-à-dire contre la liberté que devraient avoir les Françaises de porter le hidjab. D’où la volonté du Parti des Musulmans de France de faire du 17 janvier 2009 la « Journée du Hidjab pour la liberté, contre l’inégalité, contre l’islamophobie ».

Oui, vous avez bien lu : « pour la liberté, contre l’inégalité, contre l’islamophobie » !

Que penser de cette incroyable inversion des valeurs ? D’abord que tout est dit dans l’appellation même du parti en question. Quand on se nomme « Parti des Musulmans de France », le pays auquel on se rattache n’est qu’une contingence géographique. C’eût été n’importe quel autre pays non musulman que rien n’eût été changé. Pour ce parti, en effet, la France ne compte pas : elle ne compte qu’en tant qu’elle permet l’expression des valeurs musulmanes. En d’autres termes, la France ne compte qu’à la condition de n’être plus la France !

Le paradoxe est si énorme et si réel qu’il exige qu’on y réfléchisse sérieusement : tant que nous ne comprendrons pas que tous les partis, groupes, associations, corporations, unions, sociétés, syndicats, confréries, comités et autres communautés s’affirmant en priorité musulmans n’ont pour seul but que d’être musulmans, nous ne comprendrons pas les raisons de leurs désaccords avec les lois de la République. Si le Parti des Musulmans de France refuse la loi du 15 mars 2004, c’est bien parce qu’il se veut musulman, ou, si l’on préfère, parce qu’il ne pense qu’à lui, donc qu’à l’islam. Voilà pourquoi cette loi le blesse, comme elle blesse tous les musulmans qui, loin de la recevoir en tant qu’expression laïque d’une raison respectueuse de l’intériorité de chacun, n’y voient qu’une loi « anti-foulard », autrement dit une « loi d’exception » nécessairement « discriminatoire, sexiste et raciste » (sic) !

Que cette loi puisse blesser les juifs et les chrétiens, peu importe ! Mais aucune loi ne doit blesser un musulman ! La preuve : le 17 janvier 2004, soit deux mois avant le vote du 15 mars, Mohamed Latrèche, chef du Parti des Musulmans de France, manifestait déjà contre le projet de loi sur les signes religieux à l’école en répétant inlassablement dans les rues de la capitale : « Les Juifs ont tout, les Arabes n’ont rien » ! Appréhendée sous cet angle, la loi du 15 mars 2004 ne pouvait pas ne pas apparaître sacrilège – et même doublement sacrilège – puisqu’elle cible d’abord l’islam, et interdit ensuite à l’élève musulmane de porter le voile ! Or, si l’on en croit la sourate XXIV, verset 31, ou encore la sourate XXXIII, verset 59, le port du voile est une prescription coranique. Ce n’est donc pas une prescription comme une autre, car le Coran n’est pas un livre comme un autre : c’est le Saint Livre, qui consigne à la fois la liberté musulmane et la liberté divine, les deux devant existentiellement se confondre. Voilà pourquoi cette loi est hautement « liberticide ».

Etrange liberté, cependant, que cette liberté musulmane qui accorde aux femmes, aux filles et aux fillettes ( !) l’exclusivité du voile – uniquement parce qu’elles appartiennent à l’autre sexe ! Etrange liberté que cette liberté dont le non-respect peut valoir la mort ! Qui ne se souvient ici des quinze collégiennes brûlées vives dans l’incendie de leur établissement, en Iran, la police de la vertu ayant refusé qu’elles sortent sans hijab ? Qui n’a jamais entendu parler de ces femmes battues, fouettées, séquestrées pour une mèche de cheveux dépassant malencontreusement de leur voile ? Bien naïf celui qui pense que cela n’a lieu qu’en terre d’Islam : c’est à Marseille, en 2008, que Djamila fut rouée de coups par son mari pour avoir soulevé son voile en raison des chaleurs estivales !

Que dire donc à tous ces intellectuels et hommes politiques qui, en France, vont trouver d’excellentes raisons pour permettre, cautionner ou comprendre ce type de manifestation extrémiste ?

Qu’ils n’entendent, en ce domaine, rien à rien, ou alors qu’ils se complaisent dans les contradictions – et les drames qu’elles contiennent ! Beaucoup d’entre eux, en effet, ne cessent d’affirmer que la France est un refuge contre l’intégrisme et ses ignominies, tout en laissant les populations immigrées aux mains des Frères musulmans et autres Salafistes. Ainsi trahissent-ils les Français d’origine étrangère et, par voie de conséquence, les Français de souche, en cédant, une fois encore, à la lâcheté ambiante – qui finira par nous conduire à dupliquer le Liban !

Que dire, par ailleurs, au Parti des Musulmans de France, sinon que le corps féminin ne saurait être une insulte à la pudeur, que les cheveux ne sont pas une partie honteuse qu’il faut cacher à tout prix, qu’il n’y a pas de parties honteuses dans le corps, et qu’à montrer son corps ou ses cheveux, on ne brûle point en Enfer ?

Comment dire au Parti des Musulmans de France que l’inégalité n’est pas dans l’interdiction du port du voile mais dans l’obligation, pour un seul des deux sexes, de le porter ? Si l’islam prônait l’égalité des sexes, il prônerait l’égalité des corps, des cœurs et des droits, et ne voilerait personne.

Comment dire, enfin, à ce Parti, que la France n’est point islamophobe ? La France serait islamophobe si elle éprouvait une « crainte excessive ou maladive de certains objets, actes, situations ou idées » émanant de l’islam. Or, il n’en est rien. Par contre, elle ne peut pas ne pas être en éveil devant l’incapacité de ce même islam à concevoir ce qui n’est pas lui. Car ce qui n’est pas lui appartient à la République, celle-là même qui, en l’occurrence, ne saurait tolérer que les couleurs nationales deviennent celles du hidjab.

N’en déplaise à quiconque, la France n’est pas une extension de l’islam : c’est un pays laïque, susceptible d’accepter sur son sol tous ceux qui participent de cet esprit-là, mais susceptible aussi de rappeler à ceux qui s’y opposent qu’il y a plus grand que la France – et c’est le reste du monde !

Maurice Vidal

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 Les laïques doivent-ils abandonner à l’extrême droite le combat contre l’offensive islamiste ? Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Accueil du site > Numéro 71 > RIPOSTE LAIQUE > Les laïques doivent-ils abandonner à l’extrême droite le combat contre (...)

RIPOSTE LAIQUE

lundi 12 janvier 2009, par Pierre Cassen

 Les laïques doivent-ils abandonner à l’extrême droite le combat contre l’offensive islamiste ?

Depuis la première affaire de foulards, à Creil, en 1989, on a vu les organisations qui se revendiquaient de la défense et de la promotion de la laïcité, capituler progressivement devant les exigences grandissantes des islamistes. De la laïcité ouverte aux accommodements raisonnables, vingt années de petites trahisons et de grands reniements ont fissuré non seulement les associations laïques, syndicats, partis, mais le socle même de la République.

Si l’extrême droite occupe à présent le créneau de la lutte contre l’islamisme, n’est-ce pas parce que les autres ont déserté le terrain du combat laïque ? Des événements récents illustrent dramatiquement cet état de fait.

Fallait-il laisser Fanny Truchelut seule, aux mains de l’extrême droite ?

Août 2006. Fanny Truchelut, propriétaire avec son mari d’un gîte de montagne, dans les Vosges a enregistré une réservation, par Internet, pour cinq personnes. La famille arrive, deux femmes sont voilées ; bien que surprise, elle leur fait visiter les lieux, mais leur demande de retirer leur voile dans les parties communes du gîte. Horia Demiati, militante de la cause du voile dans l’entreprise, et belle-sœur de Nasser Demiati,sociologue, membre des « Indigènes de la République », refuse cette condition et quitte rapidement le gîte après avoir récupéré ses arrhes, puis va déposer plainte.

Commence alors « l’affaire Truchelut », un premier jugement la condamne à quatre mois de prison avec sursis, et à 8.490€ d’amendes et de dommages et intérêts. En appel, le verdict, bien que réduit, demeure lourd : 2 mois de prison avec sursis, et 4.000€ de dommages et intérêts.Pour "discrimination religieuse".

Cette femme, inorganisée politiquement, frappe à toutes les portes, appelle au secours, cherche à ne pas rester isolée. Philippe de Villiers, alors en campagne présidentielle, lui téléphone et lui propose, gratuitement, son meilleur avocat, Alexandre Varaut.

A cette époque, j’anime le journal en ligne « Respublica », et je sens immédiatement les clivages que cette affaire annonce. Au sein de la rédaction, un courant défend l’idée que la rue, et un gîte, font partie de la sphère privée, et que l’attitude de la tenancière du gîte est inacceptable, suspecte, et liberticide.

Une autre partie de la rédaction estime en revanche qu’un lieu où des publics différents se côtoient ne relève pas de la « sphère privée » et intervient pour apporter un soutien à Fanny Truchelut, décelant dans l’attitude d’Horia Demiati une nouvelle offensive de l’islam pour imposer le voile partout où c’est possible. Ceux-là, quitteront « Respublica » quelques mois plus tard pour créer « Riposte Laïque ».

On connaît la suite, Riposte Laïque sera bien seul, dans le camp des laïques (avec votre site) à défendre la tenancière. Au mieux, un silence assourdissant, au pire, des propos comme ceux tenus par Caroline Fourest, osant caractériser ainsi le premier verdict : « une sanction sévère, qu’il nous faut accepter ». A l’extrême-droite des voix s’élèvent en sa faveur mais, lors d’une pétition de soutien, avant le procès, le journal en ligne « Riposte Laïque » n’acceptera pas les signatures de pétitionnaires mentionnant leur appartenance au Front national ou au MNR.

Si notre journal n’avait pas pris la défense de Fanny Truchelut, que se serait-il passé ? Lors du premier procès, on n’aurait vu que Villiers, et, lors du deuxième procès, l’extrême droite aurait tenu le haut du pavé.Est-ce vraiment ainsi que les laïques et les féministes entendent défendre la laïcité et l’égalité hommes-femmes, en se taisant sur une question de société qui interpelle tant de monde, et en laissant le Front National relayer le refus de la généralisation de voiles et de burqas, en France ?

Faut-il approuver les projets de mega-mosquées financées par le contribuable ?

A Marseille, le maire, Jean-Claude Gaudin, se voit retoqué par le conseil d’Etat. Pourtant, son conseil municipal a voté à l’unanimité, à l’exception de l’extrême droite, un contrat pour la construction d’une grande mosquée : 8600 mètres carrés, appartenant à la commune, cédés aux associations musulmanes pour la modique somme de 300 € par mois. Seule l’extrême droite fera un recours, que le conseil d’Etat prendra en compte.

16 juillet 2007. La municipalité de Marseille a dû monter plus efficacement son dossier .Le bail ne courait plus que pour cinquante ans, et le loyer passait à 24 000 € par an (nouvelle estimation des Domaines). La grande mosquée occupera un espace de 3 500 m2, sur un terrain municipal de 8 600 m2. Elle sera équipée d’un minaret de 25 m de haut, et pourra recevoir la visite de 5 000 fidèles. Faut-il rappeler qu’il y a déjà 62 mosquées à Marseille ?

Là encore, seule l’extrême droite fait appel auprès du conseil d’Etat.

Cet épisode se reproduira à Montreuil, où l’ancien maire, Jean-Pierre Brard, au nom de l’égalité des religions (qui n’est pas notre conception de la laïcité) fera voter un bail emphytéotique pour la construction d’une mosquée et d’une synagogue, à des conditions tellement avantageuses que le conseil d’Etat, saisi par l’extrême droite sur la seule construction de mosquée, cassera le vote de la municipalité.

Faut-il s’offusquer d’une manifestation contre la mega-mosquée de Cologne ?

A Cologne, le conseil municipal a prévu la construction d’une gigantesque mosquée, en plein centre ville, pourvue d’un minaret de 53 mètres de haut.

On verra, le samedi 20 septembre, un rassemblement d’un millier de personnes, dont des militants d’extrême droite, mais aussi une personnalité comme l’écrivain Ralph Giuliano, ancien déporté des camps de la mort, tenter de tenir une conférence de presse pour dire leur désaccord avec ce projet.

On verra, venus de plusieurs pays, 20.000 gauchistes s’opposer, par la violence, à ce regroupement, et réclamer la construction de cet édifice religieux, au nom de leur refus du racisme de l’extrême droite. Et on retrouve la formule "anti-islamisme = racisme = extrême droite", qui relève plus du syllogisme que de la démonstration scientifique.Si l’extrême droite est contre, il faut donc être pour ?

Il sera intéressant de voir les retombées de ces manifestations sur les prochains scrutins.

Une réflexion urgente s’impose aux laïques

L’arrogante offensive de l’islam contre la laïcité exaspère de plus en plus de citoyens de notre pays qui ont en mémoire la bataille de leurs ancêtres contre l’hégémonie de l’Eglise catholique. La prolifération de voiles et de burqas est ressentie comme une agression par de nombreuses femmes, pour qui cet accoutrement constitue une régression et nie les combats féministes et laïques . D’autres faits(piscines communautaristes, constructions de mosquées de plus en plus visibles, souvent payées par le contribuable, annulation du mariage de Lille, affaire des caricatures, revendication de viande halal dans les cantines scolaires, refus de la mixité à l’hôpital, etc.) font comprendre même aux moins politisés qu’aujourd’hui, l’islam est le fer de lance d’une vaste offensive contre la laïcité, et plus largement la liberté et l’égalité, en France et dans d’autres pays d’Europe.

On constate, chez nombre de nos amis, une réactivité épidermique dès que le pape vient se promener en France et que Sarkozy lui déroule le tapis rouge en évoquant la laïcité positive. En revanche, quel silence gêné, lorsqu’il faut dénoncer l’islamisme...

Pourquoi taire que la pratique du ramadan pose de plus en plus problème à l’école, et sur les lieux de travail ? Pourquoi ne pas dire que Leila ou Abdel, quand ils veulent manger à la cantine, à cette période, sont victimes d’intimidations ? Pourquoi ne pas soutenir des projets de loi, comme ceux du député Myard, demandant l’interdiction du voile intégral dans la rue ? Pourquoi ne pas appuyer la proposition de loi de Françoise Hostalier, visant à interdire le port de signes ou de vêtements manifestant ostensiblement une appartenance religieuse, politique ou philosophique à toute personne investie de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public ou y participant concurremment ? Pourquoi devoir admettre de se laisser agresser par le voile, dans tous les lieux de la société, même dans un paisible gîte de montagne ? Pourquoi admettre le voile à l’université, et lors des épreuves du bac ? Pourquoi craindre un débat sur la construction de mosquées et d’autres lieux de culte ? Avons-nous vraiment envie, au nom du principe anglo-saxon d’égalité des religions, de voir notre pays se couvrir de mosquées aujourd’hui, de temples évangéliques ou bouddhistes demain, alors que la pratique religieuse diminue d’année en année ? Pourquoi ne pas écouter les arguments de Chahdortt Djavann, romancière d’origine iranienne, expliquant qu’autoriser la construction de mosquées, en France, fait aujourd’hui le jeu des intégristes ? Pourquoi être incapable de regarder les conséquences, dans la vie quotidienne de nombreux Français, de la progression de l’islam, et de la communautarisation religieuse de nombreux quartiers ?

Souvenons-nous du débat sur la sécurité en 2002. De bonnes âmes nous expliquaient que parler de ce « sentiment », c’était alimenter les fantasmes de l’extrême-droite : on a donc abandonné ce terrain au seul Front National. Les électeurs n’entendant qu’un seul parti exprimer ce qu’ils ressentaient, cruellement, dans leur chair, toute l’année, on a eu le résultat du 21 avril.

Il est temps que les laïques se décomplexent, face à l’offensive obscurantiste d’un projet politico-religieux que les islamistes, quotidiennement, font avancer. Il est temps de refuser de se laisser intimider par les "anti-racistes" du Mrap et de la LDH, qui relaient, depuis la première affaire du voile à l’école, toutes les revendications communautaristes des religieux musulmans, usant malhonnêtement de l’argument du racisme pour intimider leurs opposants, y compris au sein de ces organisations. Il est temps de prendre la mesure de l’existence, en France, d’enclaves où les religieux font la loi, et écrasent surtout les femmes et les hommes d’origine arabo-musulmane qui veulent vivre à l’européenne, en toute liberté de conscience, sans subir la loi des imams.

Faute de mener ce combat, les laïques perdront leur raison d’être, en prenant le risque de jeter dans les bras de l’extrême droite des électeurs désespérés par leur lourd silence devant l’offensive islamiste.

Pierre Cassen

Article paru dans "La Revue Commune" numéro 52, en janvier 2009

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 Halte à l’imposture des enseignants désobéisseurs Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Accueil du site > Numéro 71 > ECOLE PUBLIQUE ECOLE LAIQUE > Halte à l’imposture des enseignants désobéisseurs

ECOLE PUBLIQUE ECOLE LAIQUE

Halte à l’imposture des enseignants désobéisseurs

lundi 12 janvier 2009, par Christine Tasin


Depuis plus d’un mois, un mouvement d’"enseignants désobéisseurs"(1) se développe. Il concerne environ un millier(2) de professeurs des écoles qui refusent d’appliquer les programmes du primaire 2008 et d’organiser l’aide personnalisée.

On croit rêver. Non seulement ces enseignants, qui, comme fonctionnaires, doivent (devraient) appliquer les textes et les programmes ne le font pas, mais, en plus, non seulement ils s’en targuent mais ils osent protester contre les sanctions administratives dont ils font l’objet(3), avec le soutien, comme d’habitude, de plusieurs syndicats coresponsables de l’état de déliquescence de l’école publique.

On pourrait croire, à les lire, que l’éthique de ces professeurs des écoles est en danger, que leur devoir moral leur impose de dire non, que Pétain est de retour et qu’on leur demande d’abandonner un certain nombre d’élèves de leur classe à leur triste sort…

Que nenni, bien au contraire !

Ces enseignants refusent les nouveaux programmes de l’école primaire, prétendant qu’ils vont contre l’intérêt des élèves et qu’ils se contentent de sacrifier à la tradition. Moi je veux bien, mais il faudrait, alors, faire la preuve que les programmes de 2002 étaient meilleurs. Or, cela fait quelques années que j’entends mes collègues qui enseignent le français en 6° se plaindre du niveau catastrophique de la majorité des élèves qu’ils reçoivent, quel que soit le collège ou la région… Alors à quoi bon défendre mordicus un système dont le moins que l’on puisse dire est qu’il ne n’a pas fait ses preuves ? A quoi bon s’exposer à des sanctions financières pour faire perdurer ce qui ne marche pas ???

Je ne sais pas si les nouveaux programmes seront plus efficaces ; je sais que, dans l’esprit, le retour aux fondamentaux, à la lecture, à la grammaire, à l’orthographe, au calcul et à l’apprentissage chronologique de l’histoire de France, ça rassure, mais, surtout, on a envie de les soutenir quand on lit les arguments de certains de leurs détracteurs, comme Claire Doquet-Lacoste, maître de Conférences en Sciences du Langage, qui affirme sans sourciller(4) qu’ils sont "inadaptés aux exigences sociétales", inadaptés "aux savoirs acquis depuis 30 ans sur le développement des capacités cognitives des élèves", que " les programmes de 2008 se positionnent singulièrement en réinstanciant des activités scolaires sans lien avec les pratiques sociales", que "ce qui pose problème dans la réapparition de la rédaction (qui n’avait d’ailleurs pas disparu des pratiques enseignantes, mais ce n’est pas la même chose de savoir qu’un exercice perdure et de prescrire), c’est moins le terme que l’idée qui l’accompagne, selon laquelle un élève d’école primaire ne serait pas capable d’un rapport créateur à la langue"… Certes le charabia (le métalangage, disent-ils) fait peur (ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, disait Boileau, dans un autre temps…) mais, surtout, on a envie de dire merci à Darcos, s’il est vrai qu’il a chassé de la classe la "prise en compte des exigences sociétales", traduisez : "la classe, l’école doit s’adapter à la société, aux difficultés sociales, à l’indigence culturelle et aux difficultés de chaque élève en abaissant le niveau des exigences, en renonçant à la culture, forcément élitiste et à l’effort, forcément inégalitaire" ; s’il est vrai aussi que l’école pourrait redevenir un sanctuaire, un temple du savoir, à l’abri de la réalité sociale… ; s’il est vrai enfin que l’on peut, que l’on doit, à nouveau faire faire des rédactions aux élèves et que l’on ose leur demander des imitations, des pastiches… car il faut imiter les maîtres avant de s’en croire un et de se laisser aller à une pseudo-créativité stérile tout juste bonne à flatter les egos de gosses de 10 ans !

Quant à la deuxième raison de désobéir, elle est indéfendable ! On se souvient que, hélas, les élèves des écoles primaires ont perdu deux heures de cours hebdomadaires avec la suppression du samedi matin. Or, le ministre a décidé que ces deux heures ne disparaîtraient pas mais seraient réservées aux élèves en difficulté, qui auraient droit à deux heures d’aide personnalisée pendant la semaine. Si l’on peut déplorer la perte de ces 72 heures annuelles, soit l’équivalent de près de trois semaines de classe, pour tous les élèves, ce qui ne peut qu’être préjudiciable aux apprentissages des fondamentaux, la voie suivie par les professeurs des écoles entrés en désobéissance laisse perplexe.

En effet, ils refusent d’effectuer les heures de soutien, les considérant comme inégalitaires, puisque prises à toute la classe, quand ils n’osent pas affirmer que ces heures risquent de "stigmatiser les élèves en difficulté en les retenant hors du temps scolaire pour bachoter(5)" !!! On appréciera au passage les dégâts causés à l’école républicaine par les tenants de l’égalitarisme qui ont tué l’ascenseur républicain et amplifié les inégalités sociales !

Certes, on peut s’interroger sur la cohérence de ces enseignants qui réclament la prise en compte des difficultés, l’accompagnement éducatif et l’individualisation de l’enseignement mais qui refusent la possibilité qui leur est offerte de se consacrer à un petit groupe d’élèves en difficulté, mais on ne peut que s’insurger sur l’emploi des deux heures qui est revendiqué par certains des désobéisseurs qui osent remplacer le soutien scolaire par un travail sur un "projet d’école"(1) ! Or qui dit démarche de projet fait voir immédiatement un travail sympathique, avec l’ensemble des élèves, qui causent, qui imaginent, qui sont contents… mais qui n’auront pas travaillé davantage sur les fondamentaux qui leur font si cruellement besoin !

Enfin, je redirai ici ce que je répondais à une lectrice dans Riposte Laïque n° 68 : "La républicaine que je suis s’élève en force contre votre citation finale, tirée d’un site qui encourage les enseignants à ne pas appliquer les programmes et les textes officiels. Si le devoir de désobéissance peut se concevoir dans un régime pétainiste, avec des directives contraires à l’éthique et même à la morale comme l’arrestation d’enfants juifs, ce n’est absolument pas notre cas : il faut cesser de mélanger les choses ! Nous devons, d’abord, comme citoyens, appliquer et respecter la loi (si elle ne nous convient pas, votons pour que d’autres la changent) et, comme fonctionnaires, nous devons appliquer les textes. On ne peut pas demander aux adolescents de respecter le règlement de leur établissement et accepter que les enseignants ne fassent pas ce pour quoi ils sont payés !"

Bref, chers collègues, je crains fort que votre mouvement n’ait un effet exactement inverse de celui que vous attendez : il crée de la méfiance à votre égard et redonne à l’école primaire voulue par Xavier Darcos un lustre… qu’elle ne mérite sans doute pas !

Christine Tasin

http://christinetasin.over-blog.fr/

(1) http://www.laprovence.com/articles/2008/12/14/659026-A-la-une.php

(2) http://www.blog4ever.com/blogfichiers/252147/fics/252147081229110036.pdf

(3) http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/12/cazals.aspx

(4)ProgrammePrimaireDoquetLacoste.aspx

(5) republicainlorrain

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 France 2 et Cie : l’antisionisme ad nauseam Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Accueil du site > Numéro 71 > PROCHE ORIENT > France 2 et Cie : l’antisionisme ad nauseam

PROCHE ORIENT

France 2 et Cie : l’antisionisme ad nauseam

lundi 12 janvier 2009, par Antoine Peillon


« Qu’est l’antisionisme ? C’est le déni au peuple juif d’un droit fondamental (…). C’est de la discrimination envers les Juifs (…). En un mot, c’est de l’antisémitisme. »

Martin Luther King, 1967

Une bavure hallucinante

D’un point de vue journalistique, les faits sont accablants.

Le lundi 5 janvier, France 2 diffuse, lors de son journal télévisé de 13 heures, un reportage comprenant des images insoutenables, soi-disant tournées après une frappe aérienne israélienne sur Gaza. La voix off du journaliste commente : « Pour montrer la violence des combats, les télévisions arabes et internet diffusent ces images filmées par un téléphone. Il s’agirait d’une frappe de missiles, le premier janvier. Les militaires portent le brassard vert du Hamas. Sur le sol : des combattants, mais aussi beaucoup de cadavres de civils ». Quelques secondes auparavant, sur les images de trois cadavres de nourrissons, le même journaliste affirmait : « Ici encore, des corps déposés à même le sol, dans un hôpital. Quatre-vingt-sept enfants ont été tués depuis le début de l’offensive (israélienne)… »

Pourtant, le même lundi 5 janvier, le site internet LePost.fr (groupe Le Monde) avait fait la démonstration que la vidéo diffusée par France 2 était une « intox ». Il n’empêche. Un journaliste de France 2 a expliqué anonymement ( !), pour LePost.fr, pourquoi sa chaîne a malgré tout relayé ces images : « En fait, c’est un anonyme ( !) qui a appelé la rédaction de France 2, il y a quelques jours, pour signaler l’existence de cette vidéo qui, d’après lui, faisait un buzz (bourdonnement, bruit) sur le web. L’info a été relayée jusqu’au service concerné. Vous connaissez la suite... » Non, la suite n’est pas encore clairement connue ; elle est, de toute façon, difficilement justifiable.

En réalité, la vidéo horrifique montée dans un reportage d’actualités avait été enregistrée le 23 septembre… 2005. Elle montre les effets sanglants de l’explosion accidentelle d’un pick-up chargé de roquettes Qassam, lors d’une parade du Hamas dans le camp de réfugiés de Jabalya, au nord de la bande de Gaza. Les images sont bouleversantes. L’accident avait fait une quinzaine de morts et des dizaines de blessés, dont des enfants, des adolescents, des civils et aussi un grand nombre de miliciens du Hamas. Ces faits (lieu, date, circonstances…) étaient aisément vérifiables, y compris par une simple recherche du le web[1]… Or, la dramatique « erreur » de France 2 n’a pas beaucoup ému, pour l’instant, sa rédaction, même si un journaliste (lui aussi anonyme) de la chaîne a témoigné à ses confrères du site LePost.fr : « Ça a gueulé dans la rédaction. A France 2, chacun a conscience que l’on ne peut se permettre une telle boulette. »

Des réactions très confraternelles

« Boulette » : l’euphémisme a, depuis, connu un étrange succès, jusqu’en Belgique (7sur7).

Nous avons eu droit, aussi, à « confusion regrettable ». « Nous vous avons montré une séquence de 12 secondes présentée comme étant d’actualité. Il s’agit en fait d’images tournées, toujours dans la bande de Gaza, mais en 2005. La rédaction de France 2 vous présente donc ses excuses pour cette confusion regrettable », a ainsi déclaré, pour sa modeste part, mardi 7 janvier, la présentatrice Elise Lucet, dans le journal de 13 heures.

Puis, à « erreur », « dysfonctionnement » et (en substance) « précipitation ». « Un dysfonctionnement interne de vérification de l’info… C’est une erreur de notre part d’avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005 », a ainsi reconnu Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l’information de France 2, responsable ( ?) du service enquêtes et reportages, avant d’ajouter en forme d’explication on ne peut plus insuffisante : « La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparées le sujet sont allés trop vite ».

La dénégation la plus obtuse de la gravité du « dysfonctionnement » de France 2 est finalement venue d’Arlette Chabot, en tant que directrice de l’information de la chaîne, sur le site internet du Nouvel Obs. Les images fautives ? « Leur diffusion n’a duré qu’une dizaine de seconde. » Pourquoi des excuses présentées par France 2, alors ? « Pour éviter que la polémique enfle, et que l’on soit accusé de ne pas reconnaître nos fautes », donc pas pour la faute elle-même. Malgré tout, comment une telle erreur est-elle possible ? « Nous ne nous sommes pas vraiment posé de question car ces images étaient diffusées sur un grand nombre de chaînes de télévisions arabes. » Sans commentaire !

TVMag (6 janvier, hebdo télé du groupe Dassault / Le Figaro) est resté dans la même rhétorique de disculpation : « Détournement d’images : France 2 reconnaît son erreur ». Pis encore, selon certains, France 2 serait même la victime, en quelque sorte, d’un piège… Tendu par qui ? Ainsi, le titre surréaliste « Le JT piégé par de fausses images de raids » du blog de « l’expert » Jean-Marc Morandini, lequel explique, sans rire : « Même le 13 heures de France 2 s’est fait piéger en diffusant une vidéo piochée sur Internet. »

Quant à La Vie (7 janvier), pour son rédacteur-en-chef, le fond du problème est le « risque de déraper » qui nous guette « tous », tandis que Télérama (9 janvier) relève une « énorme bévue », mais ne poursuit pas plus loin son analyse. Last but not least, l’AFP s’est fendue d’une brève dépêche relevant l’usage d’une « vidéo erronée » et soulignant que France 2 présentait « ses excuses ». Circulez, y a plus rien à voir !

Mais tous ne l’entendent heureusement pas de cette oreille. Pour la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), de « simples excuses ne sauraient suffire » et l’association demande au président de France Télévisions, Patrick de Carolis, et à la directrice de l’information de France 2, Arlette Chabot, de « prendre des sanctions exemplaires et de le faire savoir, faute de quoi (elle considérera) qu’à France Télévisions sévissent en toute connaissance de cause des personnes malveillantes ».

De même, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a décidé, dès le 6 janvier, de saisir le CSA et la ministre de la Culture et de la Communication, « afin qu’il soit procédé à une enquête qui identifiera le ou les responsables, déterminera les causes et les responsabilités d’une faute professionnelle ». Par ailleurs, le président du BNCVA a déclaré consulter également des juristes « pour savoir dans quelle mesure nous pouvons porter plainte pour faux et usage de faux »…

Finalement, à ma connaissance, seul, France-Soir (jeudi 8 janvier) a osé employer, en titre d’article, le terme plus juste de « bavure », avant de relever les « plus plates excuses de la chaîne, qui parle toutefois d’une simple “confusion regrettable” », tandis que Renaud Revel (L’Express) dénonçait, dès le 6 janvier, une « dérive dangereuse », mais dans un propos de portée trop générale…

Cette rapide revue de presse démontre à quel point la faute déontologique exceptionnellement lourde de la rédaction de France 2 fut presque unanimement couverte, voire ignorée, par l’ensemble de la presse française.

Malaise dans la communication

Il n’est pas (encore) interdit, pourtant, de décrypter la « bavure » de France 2 avec une grille de lecture beaucoup moins anesthésiante que celle des « confrères » d’Arlette Chabot.

Comment, en effet, ne pas être frappé par l’analogie terriblement puissante entre les images vidéo d’enfants palestiniens, voire de nourrissons, tués dans l’actuel conflit ou dans d’autres circonstances difficilement contrôlable, images passées quasiment en boucle sur certains médias, et le lieu commun pluriséculaire du meurtre rituel des enfants par les Juifs ?

De ce point de vue, le témoignage équilibré de la journaliste Liza Goldmann (Global Voices, Haaretz), publié sur le blog Les Observateurs (France 24), est très significatif : « Je regarde à la fois les chaînes arabes, Al-Jazira et Al-Arabia, et les chaînes israéliennes. Le contraste est frappant. Les chaînes arabes font tourner en boucle des images atroces, des corps déchiquetés, des cadavres d’enfants (je souligne). C’est de la pornographie. Sur les télévisions israéliennes, c’est l’opposé. Elles ne montrent que les vidéos des frappes aériennes fournies par l’armée. Et parfois quelques témoignages de victimes, mais sans illustration. »

Le sacrifice des innocents, le meurtre des enfants : voici le leitmotiv ressassé depuis des années par la propagande antisioniste. Qui n’a plus en mémoire l’affaire Al-Dura, du nom d’un enfant palestinien de 12 ans peut-être tué au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, en septembre 2000, affaire dont il n’est toujours pas démontré qu’elle ne fut pas une ignoble manipulation dans laquelle France 2 se serait complètement empêtrée[2] ? Or, ce soi-disant crime de guerre a, entre autres méfaits, galvanisé la seconde Intifada. « La mort atroce supposée de l’enfant martyr, tué par les sionistes, est ainsi devenue sans tarder une légende, et l’enfant objet de culte dans les pays arabo-musulmans », note, à juste titre, Pierre-André Taguieff. Les islamistes qui ont égorgé Daniel Pearl devant une caméra, en 2002, ont diffusé une vidéo de l’exécution avec une photo de Mohammed al-Dura en arrière-plan...

Il est difficile, aujourd’hui, au vu de la nouvelle bavure de France 2 et de sa dénégation par l’essentiel de la presse française, de ne pas soupçonner, avec P.-A. Taguieff, la réplique d’un vieux discours judéophobe dans certains médias français. Parlant des images de septembre 2000, le philosophe dénonce : « Le reportage trompeur de France 2 a puissamment servi à diaboliser et à criminaliser Israël en réactivant le mythe du Juif tueur d’enfants, tout en alimentant le discours des partisans du “Jihad défensif” mondial. »[3] Ne peut-on prolonger le soupçon, à propos des images diffusée le lundi 5 janvier, à 13 heures ? Ma réponse personnelle est : « Bien entendu ! ». Je laisse à chacune et à chacun la liberté d’en juger, documentation en main, en son âme et conscience.

Antoine Peillon

(France Radicale – Gauche démocratique et républicaine)

P. S. : Outre le livre cité de P.-A. Taguieff, il est utile de lire, entre autres, celui de Georges-Elia Sarfati, L’Antisionisme, Berg International, 2002, ainsi que le foisonnant Nouveaux visages de l’antisémitisme (ouvrage collectif), NM7 éditions, 2001, où l’antisionisme médiatique est très précisément analysé.

[1] Sur le site plateforme de vidéos LiveLeak.com, il était indiqué clairement, par exemple, que cette vidéo avait été enregistrée le 23 septembre 2005 et mise en ligne le 2 janvier 2009…

[2] Lire, entre autres nombreux documents, les pages 300-308 de La nouvelle judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, 2008, où P.-A. Taguieff démonte l’affaire al-Dura, laquelle a amplifié considérablement la dynamique du conflit entre Israël et les Palestiniens.

[3] Pour celles et ceux qui souhaitent lire une analyse complète du sujet, nous recommandons l’article de P.-A. Taguieff publié par le site de la revue Le Meilleur des Mondes, en septembre 2008 : http://www.lemeilleurdesmondes.org/A_chaud_Pierre-Andre-Taguieff-affaire-al-Dura-ou-le-renforcement-des-stereotypes-an.htm

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PROCHE ORIENT

Honte aux idiots utiles de l’islamofascisme !

lundi 12 janvier 2009, par Roger Heurtebise


Alors que se préparait la manifestation pro-palestinienne de Paris, l’AFP chapeautait son premier communiqué sur celle de Toulouse : « Entre 1.600 et 4.000 personnes défilent dans les rues de Toulouse aux cris de « Israël assassin », à l’appel du « collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens », a constaté un journaliste de l’AFP. »

Toute l’ambiguïté de ces manifestations est résumée dans cette phrase. Ce curieux « collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » a organisé la plupart des rassemblements. Or ce « collectif » intègre localement des organisations comme l’UOIF ou ses filiales qui ne reconnaissent pas l’Etat d’Israël et qui soutiennent ouvertement le Hamas sur leurs sites internet. Dès lors, comment peut-on demander la paix entre Palestiniens et Israéliens si on dénie le droit à Israël d’exister ?

Il y a une autre contradiction flagrante dans ce « collectif » et ses slogans : on ne peut à la fois reconnaître les Israéliens comme capables de pacifisme en les appelant à la paix, et traiter d’« assassin » Israël tout entier, donc le peuple de cette nation. Toujours à Toulouse, selon l’AFP, d’autres slogans et banderoles étaient du même acabit : « Etat d’Israël, Etat criminel », « Israël = crime contre l’humanité ». A Paris, des drapeaux israéliens étaient brûlés, tandis que d’autres étaient recouverts d’une croix gammée.

Etrangement, ces appels ouvertement racistes ne semblaient pas gêner des représentants de la gauche ou de l’extrême gauche française qui défilaient en leur compagnie, ni les professionnels de l’« antiracisme » du Mrap ou de la Ligue des Droits de l’Homme qui se sont joints au « collectif » et aux appels aux manifestions. Mais comment peut-on « stigmatiser » tout un peuple comme criminel de par son appartenance nationale, et par ailleurs prétendre lutter contre toute forme de racisme ? C’est ubuesque.

Le surréalisme de ces défilés ne gênait guère Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, qui déclarait au micro de France-Info au départ de la manifestation parisienne : « Nous sommes là parce qu’il est extrêmement important de ne pas laisser croire que les gens qui s’intéressent à ce qui se passe à Gaza ne le font que sur une base communautaire. C’est totalement faux. Il y a une émotion grandissante dans l’opinion. »

C’est l’une des déclarations parmi les plus idiotes que j’ai entendues ce samedi. D’une part, « les gens qui s’intéressent à ce qui se passe à Gaza », ça veut dire quoi ? Il n’y a pas que les manifestants de samedi qui se préoccupent de la situation au Proche-Orient ! Jean-Pierre Dubois prend ses désirs pour des réalités en pensant que les Français qui sont inquiets de cette situation sont tous de son avis partisan.

D’autre part, il se met également le doigt dans l’œil en prétendant également que ces manifestions ne seraient pas « communautaires ». Non seulement on vit fleurir les cris de guerre « Allah Akbar ! » et les prières islamiques dans les défilés, mais également, à Paris, des slogans qui affirmaient ouvertement le caractère ethnique et religieux de ceux-ci, comme : « Israël, t’est foutu, les musulmans sont dans la rue ! ». Et il suffisait de voir les images télévisées pour constater que la quasi-totalité des manifestants étaient d’origine nord-africaine, alors que les « Français de souche » se réduisaient aux permanents de la protestation gauchiste. Le peuple de France n’est pas descendu dans la rue.

Parmi ces professionnels de la contestation, il y avait évidemment Olivier Besancenot et Marie-George Buffet, et quelques représentants de leurs faméliques mouvements respectifs : la LCR et le PCF. Le parti qui est largement majoritaire à gauche, à savoir le Parti Socialiste, a su éviter le piège islamique. Seuls quelques personnalités locales du P.S. se sont jointes aux rassemblements, mais à titre individuel.

Mais le plus surprenant dans le quarteron de politiciens en tête la manifestation parisienne, c’était la présence de Jean-Luc Mélenchon. Son Parti de Gauche avait également appelé aux rassemblements, sans être aucunement gêné de le faire aux côtés de l’UOIF ou des groupuscules de voilées-barbus créés par Tariq Ramadan. Je pensais pourtant que Jean-Luc Mélenchon défendait la laïcité et pourfendait les religieux, et d’ailleurs il ne manque jamais une occasion de taper sur les cathos ou sur le Dalaï-Lama. On peut donc constater que les fous d’Allah ne font pas partie de ses cibles dans son combat laïque et anticlérical.

Comment en est-on arrivé à toutes ces contradictions ?

Je ne vais pas revenir à l’histoire de l’alliance islamo-gauchiste contre-nature, mais plutôt au conflit actuel qui justifie ces manifestations partisanes. Comme beaucoup de Français qui sont ni Juifs ni Arabo-musulmans, je tente de m’en faire une idée dépassionnée. Et je constate que cela est quasiment impossible, car les informations dont nous disposons ne proviennent que de parties prenantes au conflit, et par conséquent sont noyées dans les opérations de propagande respectives. A Gaza même, Israël interdit l’entrée aux journalistes étrangers. On peut évidemment le condamner, mais l’effet de cette censure est que les rares correspondants sur place qui fournissent des témoignages ou des images sont des Palestiniens, et par conséquent leur objectivité est plus que relative. Et même les organisations internationales peinent à faire croire à leur neutralité.

Prenons par exemple l’affaire du bombardement d’une école gérée par l’UNRWA (l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés), qui a fait de 30 à 40 victimes. Les autorités israéliennes prétendent que des « terroristes » du Hamas y étaient réfugiés et citent le nom de deux d’entre eux. L’ONU dit qu’il n’y avait aucun « combattant » dans cette école. On peut penser naturellement que l’ONU, organisation internationale, a ici une version plus objective qu’Israël qui est l’un des belligérants. Mais le fait même que cette école soit gérée par l’ONU rend celle-ci partie prenante dans l’affaire, et donc sa thèse devient un plaidoyer de défense pro domo. En effet, on voit mal l’ONU avouer que ses établissements abriteraient des « terroristes », car elle se discréditerait automatiquement. On ne peut donc pas savoir qui a raison dans cette affaire d’école bombardée, et pourtant les manifestants de samedi ont largement évoqué cette « horreur ».

Les mêmes manifestants brandissaient des photos du quotidien l’Humanité, qui avait fait un dossier spécial regroupant des images insoutenables. En particulier, on pouvait voir en couverture du journal communiste la photo d’une tête livide d’enfant mort qui émergeait de décombres. Interviewé sur RMC, le journaliste qui a fait ce dossier était interrogé sur l’authenticité de cette image de couverture : provenait-elle réellement du conflit actuel à Gaza, et comment l’Humanité vérifie-t-elle ses sources, alors qu’aucun journaliste étranger n’est admis sur place ? Le journaliste communiste ne put répondre précisément à ces questions, mais on comprit que ses seules sources étaient des correspondants palestiniens, donc certainement peu objectifs, et que les photos de l’Humanité n’étaient aucunement recoupées. Ce qui n’empêche pas ces images peu sûres de fleurir dans les manifestations pro-palestiniennes de samedi.

France 2 se fit piéger également, en diffusant des images d’horreur qu’elle disait prises le jour même à Gaza, alors qu’elles y avaient été tournées en 2005… et suite à une explosion accidentelle d’une roquette islamiste. La chaîne publique s’excusa, mais sans expliquer que les victimes étaient dues non pas à Israël, mais à une bavure terroriste. Le mal était donc fait, et l’association entre les images et Israël n’était pas effacée. Lors de la dernière guerre au Liban, il y eut d’autres « erreurs » dans ce sens, comme cette chaîne belge qui présentait comme libanaise une blogueuse qui se plaignait de bombardements, alors qu’il s’agissait d’une internaute israélienne victime de roquettes du Hezbollah. Qui peut vérifier s’il y a des erreurs de ce type dans les informations que nous recevons de Gaza, et dans quelle mesure ?

Pour sa défense, Israël nous présente des vidéos anciennes d’écoles de Gaza servant de base de tir de roquettes du Hamas, ou de Palestiniens en armes utilisant des camionnettes de la Croix-Rouge. Cela ne prouve pas qu’il en est de même dans le conflit actuel, et rien ne dit le contraire non plus. Les responsables de la Croix-Rouge reconnaissent que sur place, ils utilisent principalement des employés palestiniens du Croissant Rouge, dont évidemment certains peuvent être sympathisants ou militants du Hamas. Là encore, on n’a guère de moyen de distinguer information et prosélytisme.

Ainsi, les manifestations de samedi sont principalement basées sur une « émotion », pour reprendre le terme du président de la LDH, et non sur des faits vérifiés ou même vérifiables. Les militants antiracistes ou gauchistes qui y ont participé ont été doublement manipulés par une propagande islamique, car non seulement les mouvements musulmans ont exploité des images et des informations peu fiables et à sens unique, mais ils ont piégé certains laïques sincères sous les cris « Allah Akbar ! »

Certains manifestants prétendent que leur combat humaniste a été détourné. Mais quand on voit la liste des signataires des appels aux défilés, largement relayées dans les mosquées et sur les sites musulmans radicaux comme celui de l’UOIF ou oumma.com, ils n’ont aucune excuse. Et la nature même du conflit aurait dû les avertir, car ce n’est pas une guerre entre deux peuples belligérants mais entre l’Etat d’Israël et le Hamas qui est un mouvement islamiste, jihadiste et terroriste, qui impose par ailleurs une charia sanglante à Gaza. Or curieusement, seul Israël était vilipendé violemment dans les manifestations de samedi, et pas du tout le Hamas.

Ces manifestants auraient pu également écouter le double langage de Tariq Ramadan, qui prétendait aux côtés d’Amar Lasfar de l’UOIF dans une mosquée de Lille que « la question israélo-palestinienne n’est pas religieuse, elle est politique », en appelant paradoxalement les musulmans à se montrer « solidaires » de leurs coreligionnaires de Gaza, et à légitimer - sans le nommer - le Hamas en disant que « la résistance palestinienne est légitime ».

Evidemment, Tariq Ramadan se défend de tout « antisémitisme » et de toute importation du conflit du Proche-Orient en France. Même son de cloche chez son allié en islamogauchisme Mouloud Aounit, président du Mrap. On se demande alors pourquoi la manifestation parisienne de samedi a mobilisé 3800 policiers, pour éviter tout « débordement », et que les commerces juifs étaient sous haute surveillance. La mobilisation des forces de l’ordre était également importante lors des manifestions pro-israéliennes à Paris, Marseille et Lyon, mais curieusement, ce n’était pas pour les mêmes raisons, puisqu’il s’agissait alors de protéger les manifestants majoritairement juifs contre les agressions extérieures. On ne saurait mieux illustrer non seulement l’« importation » du conflit, mais également son asymétrie, à savoir une hostilité jihadiste contre les Israéliens et les Juifs d’un côté, alors que ceux qui défendent Israël de l’autre côté se sont abstenus de crier « Palestine assassin ! » et de brûler des drapeaux palestiniens.

A la manifestation pro-israélienne de dimanche du Crif à Marseille, un début de slogan jeta un vent de panique : « Solidarité avec le peuple palestinien… » S’agissait-il d’une provocation de contre-manifestants ? La suite de la phrase dissipa le trouble : « Solidarité avec le peuple palestinien otage du Hamas ! » Sans approuver cette manifestation où des religieux intégristes voisinaient curieusement avec des pancartes « Le progrès contre l’obcurantisme », on aurait aimé voir la même dénonciation du terrorisme dans les défilés islamogauchistes.

Ca a été tout le contraire, mais comment s’en étonner ? Quand le Hamas a établi la charia islamique à Gaza, avec amputation des mains des voleurs et lapidation des personnes qui consomment de l’alcool, quand ce mouvement a liquidé des centaines de civils palestiniens trop laïques à ses yeux, ni Jean-Luc Mélenchon ni Mouloud Aounit ne s’en sont indignés. Tant pis pour les victimes de l’islam radical à Gaza ou dans les banlieues françaises. Elles seront passées par pertes et profits par le Parti de Gauche et la Ligue des Droits de l’Homme. Il ne faut pas désespérer le nouveau prolétariat de Saint-Denis !

Saint-Denis, où justement une synagogue vient d’être attaquée à coup de cocktail Molotov. Les actes anti-juifs se multiplient depuis le début du conflit à Gaza. Même si l’on ne peut encore en connaître les véritables auteurs, il est évident que le fait de brûler des drapeaux israéliens dans des manifestations en France sans que cela ne choque les « antiracistes » qui y participent, est de nature à favoriser une « paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » et à rassurer les juifs de France. Tout au contraire, ces manifestations prétendument pacifistes, où les drapeaux du Hamas et du Hezbollah voisinent avec ceux du Mrap et de la LCR, ne font que risquer d’attiser la haine et la violence. Pourtant, à ma connaissance, aucune plainte n’a été déposée contre ces actes racistes anti-israéliens.

Heureusement, la grande majorité des Français ne tombent pas dans ce piège, ni dans la propagande médiatique de part et d’autre. Selon un sondage CSA publié lundi par le quotidien Aujourd’hui en France/Le Parisien, 28% estiment que le gouvernement israélien et le Hamas sont aussi responsables l’un que l’autre, 23% désignent le Hamas, 18% jugent Israël premier responsable, et 31% ne se prononce pas. Et s’il y a « une émotion grandissante dans l’opinion », ce n’est sans doute pas celle qu’espère le président de la LDH. C’est plutôt l’indignation de constater à la télévision – et là sans censure aucune – qu’on ose appeler au jihad islamique dans des manifestations majoritairement religieuses et ethniques en France, à l’instar des défilés hystériques dans les pays musulmans. Non seulement la grande manipulation islamiste du conflit est un échec, mais elle s’avère contre-productive.

Il ne faudrait cependant pas s’en réjouir, car le danger est désormais devant nos yeux. La faute n’en est pas seulement aux islamogauchistes qui mettent de l’huile sur le feu, mais également aux politiciens de droite et de gauche qui ont fermé pendant trente ans les yeux sur une communautarisation des populations issues de l’immigration musulmane, et qui continuent à financer avec nos impôts des mosquées où Tariq Ramadan lance ces appels à la « résistance », et où Hassan Iquioussen vient cracher sa haine des Juifs.

Les enfants de Gaza ne sont pas seulement otages du Hamas, ils sont aujourd’hui l’instrument de « fascislamistes » auxquels notre République a abandonné des « territoires perdus », et, depuis deux semaines, a abandonné les rues de nos villes. Honte à ces élus drapés de l’écharpe tricolore qu’on a vu en tête de manifestations où l’on a traité le peuple israélien de « criminels » et de « nazis », et où on vénérait Allah et les terroristes antijuifs ! Honte aux autorités de l’Etat qui n’intentent aucune action judiciaire contre ces slogans et ces banderoles racistes, haineuses et guerrières !

Honte au maire de Saint-Denis qui vient de condamner l’attaque contre la synagogue de sa ville, et qui pourtant appelait la semaine dernière à une manifestation pro-palestinienne organisée… par la municipalité ! Des associations juives avaient alors demandé à la Préfecture l’interdiction de ce rassemblement « à haut risque ». Ce qu’elles redoutaient est arrivé. La mairie appelle à un rassemblement de condamnation de l’« antisémitisme », et « demande que les mesures de protection nécessaires soient mises en place par le Ministère de l’Intérieur ». De qui se moque-t-on ?

Evidemment, il ne faut pas assimiler tous les manifestants pro-palestiniens avec ceux d’entre eux qui veulent nous rejouer l’intifada dans nos villes et nos banlieues. Et encore moins en rendre responsable tous les musulmans ou les personnes d’origine musulmane en France. Mais en tolérant, voire en encourageant le communautarisme islamique, on déplace dangereusement le curseur vers la guerre civile. Les irresponsables politiques de tous bords ne peuvent dire « nous ne savions pas ». En effet, cela fait des années que, depuis le rapport Obin jusqu’aux arrestations d’« islamistes parfaitement intégrés », en passant par l’échec du CFCM noyauté par les Frères Musulmans de l’UOIF, tous les indicateurs allaient dans le même sens : l’islam est le terreau de l’islamisme. Encourager le premier ne fait donc qu’encourager le second, à Gaza comme à Saint-Denis.

Roger Heurtebise

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  Blog créé le 07-06-2008 à 22h00 | Mis à jour le 23-11-2009 à 19h59 | Note : 8.25/10