" Si toutes les valeurs sont d’égales valeurs, alors le cannibalisme n’est qu’une affaire de goût ".
Claude Lévi-Strauss.
Une religion, qu’est-ce d’autre qu’une doctrine qui explique quelque chose que l’on ne comprend pas (l’existence de l’univers, de la vie, de la pensée…) par quelque chose que l’on comprend encore moins (Dieu)? (André Comte-Sponville)
"Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux sheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies."M.K.
Article 35 de la loi de 1905 : « Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile. »
Un des droits fondamentaux sanctionnés par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, c’est la résistance à l’oppression. Si l’islam est une idéologie politique qui vise à instaurer la Charia en France, comme il l’a fait ailleurs, l’islamophobie n’est que l’usage légitime de ce droit fondamental, et heureusement, beaucoup de Français ne sont pas prêts à y renoncer.
« Par chance il y a un arc-en-ciel des cultures mais il ne faut surtout pas qu’elles se rapprochent : il faut maintenir des écarts sinon elles n’auront plus rien à se dire… »
Lors de l’émission de FOG « Vous aurez le dernier mot » du 6 novembre, Régis Debray revient sur la présentation mensongère de Claude Lévi-Strauss faite pas les médias et les politiques au grand public. (merci à Noop)
Même son de cloche chez les invités de Daniel Schneidermann (incrédule) : Lévi-Strauss est présenté comme le défenseur de « l’imperméabilité des cultures » contre l’idéologie du métissage et de la mondialisation :
Relire : Claude Lévi-Strauss, l’identitaire ? « Toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus, sinon même leur négation».
La démission du président de l’université de Toulon, Laroussi Oueslati a été annoncée vendredi par le ministère de l’Enseignement supérieur. Par une décision quasi-inédite, l’universitaire avait été suspendu le 19 octobre par la ministre Valérie Pécresse pour «entrave» à une enquête administrative dans le cadre d’un trafic présumé de diplômes au bénéfice d’étudiants chinois.
Une première enquête administrative avait conclu à de «graves irrégularités» de la part du président.
Dans un mail envoyé vendredi midi à l’ensemble de la communauté universitaire toulonnaise, repris par lemonde.fr, le président démissionnaire estime que «trop d’humiliations sont subies quotidiennement par les vice-présidents, les directeurs de services et certains membres du personnel qui ont tout donné à l’établissement depuis de nombreuses années (…). Ma démission, dès lors, est le seul moyen de rétablir le fonctionnement démocratique et le libre choix de la gouvernance de l’université par ses acteurs.» suite
Le philosophe Yves Michaud a été remercié par Philippe Meyer, sans explication, suite à l’enregistrement de l’émission « L’Esprit Public » du 4 octobre où, de concert avec Max Gallo et Jean-Louis Bourlanges, il évoque l’affaire Polanski, non pas pour prendre la défense du cinéaste mais tout simplement pour rappeler les simples règles de droit.
Le 7 octobre Michaud est remercié par un simple courriel. Le directeur de France Culture lui présente ses excuses. Puis le 9 Michaud est invité sur France Inter pour parler de son livre « Qu’est-ce que le mérite ? » (François Bourin éditeur). L’affaire Polanski revient sur le tapis et s’ensuit une violente joute oratoire avec Alain Finkielkraut. Lire la suite>>
(Pour avoir lu (et apprécié) CLS depuis longtemps, il était manifeste pour moi que les françimmigrés et leurs collabos le qualifieraient de raciste islamophobe!
Je découvre donc avec stupéfaction qu'ils le considèrent comme un antiraciste promoteur du relativisme culturel et autres fadaises.
Il faudra sans doute attendre qu'ils le comprennent -ou plutôt que leurs savants tels que Tarik Ramadan le leur intime la fatwa- pour qu'ils finisent bien par le traiter de raciste islamophobe!!!)
En attendant, seul, comme d'habitude, le journal Marianne sait de quoi il parle contrairement au monde et autre libération...)
Lévi-Strauss sans formol
Philippe Cohen - Marianne | Mercredi 4 Novembre 2009 à 14:00 |
La mort de l'ethnologue a initié nombre de commentaires et d'éloges mielleux, faisant de l'ethnologue l'inventeur de l'anti-racisme ou du développement durable. Voilà qui incitait à y regarder de plus près...
Depuis la mort de Claude Lévi-Strauss, l'humeur médiatique dégouline d'un miel écœurant. Ah, que le grand homme était grand, ah, comme il a jeté les bases scientifiques de la fraternité et de l'antiracisme, ah comme il a inventé le développement durable bien à l'avance et avant tous !
Tournez manèges médiatiques, et que je te repasse le héros du jour en collage de sons à la Caroline Cartier (« Cartier Libre » sur France Inter) pour montrer qu'il aurait été à fond contre l'idée de l'identité française ; et que te fais circuler une ronde des tweets de toutes les couleurs et en toutes les langues...
Or, quelques jours avant sa mort, un blogueur, Hank, dont la chronique avait été signalée par Didier Goux, exhumait une citation sur l'islam qui, dans certains milieux, suffirait à faire passer le grand homme pour un vulgaire lepéniste : « ll m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. » (Tristes tropiques, 1955).
En réalité, l'ethnologue, partant de son expérience de la poussée de l'islam en Inde et attirant le regard sur ce phénomène, dénonçait le dogmatisme islamique, miroir de la pensée française en vogue : l’utopisme socialiste. So what ?
Ouvrons à présent Race et histoire, l'un de ses rares ouvrages lisible pour le grand public, commande de l'UNESCO au début des années 1950 et censé fonder l'antiracisme contemporain. Bien sûr, Levi-Strauss s'inscrit en faux contre les préjugés racialistes, quoiqu'en manifestant une forme d'indulgence à l'endroit du triste Gobineau. Mais il répugne tout autant à construire « une doctrine raciste à l'envers » (1), et montre qu'il convient, pour répondre aux préjugés racistes, d'accepter que pour l'homme de la rue, l'évidence, au sens ethnique, des races s'impose en voyant « ensemble un Africain, un Européen, un Asiatique et un Indien américain » (2). Lévi-Strauss n'hésite pas à poser la question qui tue :« s'il n'existe pas des aptitudes raciales innées, comment expliquer que la civilisation développée par l'homme blanc ait fait des iummenses progrès que l'on sait, tandis que celles des peuples de couleur son restées en arrière, les unes à mi-chemin, les autres frappées d'un retard qui se chiffre par milliers ou dizaines de milliers d'années ? (3) A côté de tel propos, Henri Guaino est un tiermondiste tiermondain... En fait, la supposée supériorité de la civilisation occidentale appelle pour l'ethnologue une réflexion sur l'inégalité des cultures humaines.
Mais il y a plus drôle. L'ethnologue semble bien avoir manifesté quelque inquiétude vis à vis de la mode du multiculturalisme et du métissage. Et les journalistes de Libération, qui a consacré un excellent dossier, reconnaissons-le au sujet ce matin, semblent tout désappointés de reconnaître que Claude Lévi-Strauss pensait aussi que les cultures pour survivre, doivent conserver une certaine imperméabilité les unes aux autres. A-t-on jamais entendu quelque chose d'aussi réac ?
En fait, non. Mais les commentateurs bien-pensants tentent de réchauffer un Lévi-Strauss qui n'a que peu de rapport avec le théoricien humaniste qui habite leur imaginaire. L'ethnologue n'a jamais souhaité être un intellectuel engagé au sens où l'entendait Sartre et, aujourd'hui BHL ou Glucksman. Son ambition était beaucoup plus importante, inventer une description du fonctionnement de l'humanité à travers un certain nombre de règles, les plus formelles possibles, à l'instar de ce qu'ont tenté de faire les linguistes Saussure ou Jakobson, ses vrais maîtres à penser. Cet horizon théorique, qui, par certains côtés, rapproche l'univers structuraliste du socialisme scientifique (quitte à connaître les mêmes errements), dessine forcément le profil d'un homme froid, plus aimanté par son cabinet de travail que par ce terrain qui fascine tant nos bonnes âmes contemporaines.
Mais la mort, autre superbe sujet ethnologique, impose ses figures à l'univers médiatique. Ce matin, Levi-Strauss devait provoquer une bouffée d'humanisme positif. Non seulement parce qu'il galopait encore dans les couloirs de la Maison des Sciences de l'homme à 98 ans et que nous rêvons plus ou moins tous d'en faire autant, mais aussi parce que la bonne conscience contemporaine a formidablement besoin de prophètes. Désarmés parce que morts.
(1) Race et histoire, p 9 Folio essais. (2) Idem, p. 23. 3) Idem, p 12.
Article corrigé le 4 novembre à 15 h.
...c'est sans doute pour ça que j'ai mis sa meilleure citation en exergue de mon blog depuis bien longtemps...
" Si toutes les valeurs sont d’égales valeurs, alors le cannibalisme n’est qu’une affaire de goût ". Claude Lévi-Strauss.
Bon, nos ennemis ne doivent rien y comprendre...c'est sans doute pour ça que ce sont nos ennemis...